LA JEUNESSE DE JAVIVI

1974. La famille de Javier revient en Espagne... Móstoles (Madrid).

Javier commence son adolescence à l’école privée de "La Pepa", pour passer l’année suivante à l’école publique Juan Pérez Villamil, où il continue à se distinguer comme étudiant et comme sportif (course de fond, football, basket, natation, ski...) Les changements draconiens de scène, langue, faits vécus, d’amis et de tant de choses font de Javier un être timide et à la fois extraverti, réfléchi ainsi que pléthorique d’humour. La peinture, la poésie, le récit…. canalisent son inquiétude intérieure (en gagnant des prix au Lycée Juan Grís) où il s’entrevoit comme un clown mental à la vue de tous.

Avec ses camarades de lycée il fonde le groupe littéraire "La Buharda" (La Lucarne) et prend part à d’autres fanzines de l’époque comme portraitiste sociologique des ambiances nocturnes de "la Movida ", le mouvement culturel urbain madrilène de la fin des années 70 et début des années 80.

Il se distingue à la fois comme danseur de discothèque sous les ordres du Super Heavy punk, comme dirait James Brown, en gagnant quelques concours. Dès la seconde, Javier sait très clairement quelle est sa vocation intellectuelle : la Sociologie. Etudes qu’il commence en 1980 et achève en 1986, en faisant en même temps son service militaire. Pendant cette période, il alterne ses études avec les travaux les plus divers : garçon de café en été et les week-ends au Club Militaire La Dehesa, éboueur (zone nord de Madrid), professeur d’Études Primaires (projet CENEBA/Académie Sonsoles, Móstoles), distributeur occasionnel de publicité et assistant de comptabilité pour l’hôtel « Los Gavilanes » (Minorque)....

Il participe à la fois à la trame politique du moment exceptionnel que vit l’Espagne, depuis la Jeunesse Européenne Fédéraliste (JEF) association non partisane dépendante du Mouvement Européen, qui opère comme plate-forme internationale de la jeunesse au début du rapprochement de l’Espagne de l’Europe.

Responsable de l’Image et de l’Organisation de ladite structure, il y doit son entrée à son frère aîné et à Igor Issacovitch, Secrétaire Général de la JEF et ami inséparable pour toujours, et également introducteur avec le frère de Javivi de ce dernier dans le panorama sélectif de la "Movida"- Nuit madrilène. Parallèlement, Javier participe à des avant-projets d’études pour des entités aussi bien privées que municipales. Il trouve son premier travail comme Sociologue "favorisé" par "pur hasard topologique" auprès de M. Denoun, professeur français d’Ethno-marketing, en représentant le groupe français Diése/Ethno/Tchertoff, dans l’étude anthropologique de consommation d’huiles en Espagne pour Carbonell et Koipe. Javier découvre les secrets d’une méthodologie sans égal et reprend à la fois contact avec le Paris de ses rêves. Cette "idylle professionnelle et d’expériences" prend fin et le service militaire le réclame. Malgré lui et en épuisant les sursis correspondants, il entre sous les drapeaux. Près de 16 mois le tiendront loin de la vie civile. Même ainsi, au sein de ce système, il parvient à se placer dans une position "utile" en occupant le poste de brigadier-fourrier et se charge de l’organisation de la logistique et des services de la 3ème compagnie du 1er bataillon de la Caserne Savoie nº 6 de Leganés. Son activité en comptabilité et organisation se distingue de façon remarquable, et il l’alterne avec d’innombrables manœuvres et défilés militaires : Los Monegros, Aranjuez, Cáceres, Tolède, la Castellana... etc... etc... Au bout, un diplôme de colonel et on recommence...